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Combien de mots par jour pour apprendre une langue ?

Combien de mots par jour pour apprendre une langue ? La vraie réponse n'est pas un quota quotidien, mais un rythme de révision étalé dans le temps.

Sur la photo du carnet vierge, un encart répond « zéro, sans répétition » à la question du nombre de mots par jour

Combien de mots par jour pour apprendre une langue ? La réponse honnête est qu'aucun chiffre ne compte vraiment tant que ces mots ne sont pas revus sur plusieurs jours. Le site américain Vocabulary.com le formule sans détour : « le nombre de mots que vous pouvez apprendre en une seule journée est zéro », parce qu'une seule rencontre avec un mot ne suffit jamais à le fixer en mémoire durable. C'est le nombre de fois où vous recroisez un mot, à intervalles espacés, qui compte, et non le nombre de mots nouveaux ouverts le même jour.

À retenir

Ce que dit la recherche sur le nombre de rencontres

Le même article cite le blogueur Ron Gullekson, qui rapporte une estimation courante : il faudrait environ sept rencontres significatives avec un mot pour vraiment l'apprendre, et il ne serait pas surpris que le chiffre soit plus proche de vingt ou trente. Le détail exact du chiffre compte moins que la règle qui l'accompagne : ces rencontres ne peuvent pas toutes arriver le même jour. L'article illustre le rythme qui fonctionne : apprendre un mot le mardi, le revoir le mercredi, le jeudi et le vendredi, puis une dernière fois le lundi suivant, après quoi votre mémoire le garde probablement une semaine entière sans rappel, puis un mois, à condition que les rappels continuent, de plus en plus espacés.

Un mot revu mardi, mercredi, jeudi, vendredi, puis à nouveau le lundi suivant, avec des blocs qui s'espacent de plus en plus

Combien de mots par jour : pourquoi c'est la mauvaise question

Compter les mots nouveaux ouverts chaque jour mesure l'exposition, pas la mémorisation. Un mot vu une fois et jamais revu s'efface selon la même logique que la courbe de l'oubli : une perte rapide dans les premiers jours, puis plus lente ensuite. Multiplier les mots ouverts en une seule séance ne change rien à cette pente : cela ne fait qu'allonger la liste de ce qui attend d'être revu, et donc la liste de ce qui risque de s'effacer avant d'y revenir.

La question la plus utile n'est donc pas « combien de mots nouveaux aujourd'hui », mais « combien de mots vus il y a quelques jours reviennent aujourd'hui ». Un rythme modeste de mots nouveaux, mais fidèlement revus selon un calendrier qui s'espace à mesure qu'ils se fixent, retient davantage sur plusieurs mois qu'un rythme élevé de mots ouverts une seule fois puis jamais revus.

Ce que représente un objectif de vocabulaire

Watch Your Language propose plus de 10 000 mots, répartis en packs par thème et par niveau du CECRL, de A1 à C2, que son widget pour iPhone fait revenir à intervalles espacés. Un niveau ne se traverse donc pas non plus en comptant des mots par jour, mais en laissant un nombre modeste de mots nouveaux s'ajouter chaque semaine à une liste de révision qui grossit lentement, pendant que ceux déjà rencontrés continuent de revenir à un rythme de plus en plus espacé. C'est une question de constance sur la durée, pas de quantité un jour donné.

Laisser un algorithme gérer le calendrier

Tenir à la main le calendrier de révision de chaque mot (quand le revoir, à quelle fréquence, lequel est fragile) cesse d'être réaliste dès que la liste dépasse quelques dizaines d'entrées. C'est le travail qu'un algorithme de répétition espacée fait à la place de l'apprenant, en raccourcissant l'intervalle pour un mot qui vient d'être manqué et en l'allongeant pour un mot solide.

Cela suppose aussi de séparer deux choses qu'on confond souvent : ouvrir un mot nouveau, et le savoir. Un mot rencontré une fois dans une leçon, une liste ou une application quelconque n'est encore qu'ouvert : il ne devient su qu'après plusieurs rappels réussis, espacés dans le temps. Fixer un objectif de « mots par jour » revient à ne compter que la première colonne, celle des mots ouverts, en ignorant la seconde, qui est la seule à compter pour parler ou lire une langue.

Concrètement, la question à se poser en fin de semaine n'est donc pas « combien de mots nouveaux ai-je ouverts », mais « combien de mots vus la semaine dernière ai-je revus cette semaine ». Un rythme d'ajout modeste, tenu sur des mois, produit un vocabulaire plus solide qu'une série de journées ambitieuses suivies de semaines sans aucune révision.

Une Apple Watch au poignet à l’aéroport, affichant un mot anglais et sa traduction en français sur le cadran

Watch Your Language ne demande jamais « combien de mots aujourd'hui » : elle affiche un mot à la fois, tiré de ses packs prêts à l'emploi ou, avec Premium, de votre propre liste, et décide lequel montrer ensuite selon un algorithme de répétition espacée. Les mots apparaissent par petites touches sur l'écran verrouillé de l'iPhone et sur le cadran de l'Apple Watch, à un rythme réglable d'une minute à une semaine, pour que le rythme de révision suive tout seul, sans quota à respecter.

Le rythme d'exposition, réglé pour vous plutôt que compté par vous

Watch Your LanguageWidgets de vocabulaire pour iPhone et Apple Watch

Watch Your Language ne vous fixe aucun quota de mots par jour. Elle vous montre chaque mot plusieurs fois, à intervalles espacés, et laisse l'algorithme de répétition espacée décider quand chacun est prêt à revenir.

Les mots proviennent de packs prêts à l'emploi ou de votre propre liste, avec Premium, et s'affichent par petites touches sur l'écran verrouillé de l'iPhone et sur le cadran de l'Apple Watch, sans session dédiée à programmer.

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